Elle était assise dans sa loge, son violon posée sur le siège juste à côté d'elle. Elle se regardait dans la glace, se trouvait belle. Pourtant, cela faisait presque un an que personne n'avait fait l'amour avec elle. Et ça lui manquait.
Non qu'elle ne plaisait pas, au contraire. Mais les autres ne lui plaisaient pas. Ce jour-là, elle était en couple, avec un homme tout ce qu'il y a de bien. Mais ennuyant. D'un ennui mortel...
Elle regarda encore le violon et soupira. Sur la scène, les autres instruments s'accordaient. Elle, premier violon, elle attendait le signal lui indiquant son tour. Elle admira encore son reflet dans le miroir, et se perdit dans des pensées impies où son propre corps l'embrassait et l'aimait.
Soudain, on frappe à sa porte. Elle sursaute. Se lève. Va ouvrir. Un jeune homme, visiblement chargé de la sécurité du théâtre, se tient sur le seuil. Il la regarde avec des grands yeux et bafouille quelques excuses. Elle, elle ne s'en occupe pas. Elle agrippe le col du garçon. Le tire dans sa loge. Commence à l'embrasser goulûment. Lui cherche d'abord à résister, mais quand il sent les mains de la violoniste le caresser sans aucune pudeur, il se laisse aller et commence lui aussi à la caresser...
Plusieurs fois, son regard se pose sur le foulard de la femme. Elle suit son regard et lui fait comprendre d'un hochement de tête qu'il a le feu vert. Alors il prend le foulard de la violoniste et lui bande les yeux. Puis, il attrape les menottes à sa ceinture et l'attache à la barre de la penderie. Le souffle de la femme s'accélère. Elle ne semble aucunement choquée par l'initiative du jeune homme, bien au contraire. Lui s'approche d'elle et l'embrasse avec passion, tout en lui griffant le dos. Il sort son couteau et le passe sans appuyer sur le visage de sa partenaire. Elle sourit. Respire plus fort. Halète même. Lui commence à découper ses vêtements avec une infinie précaution. Elle essaie de le caresser en même temps mais ne peux pas. Elle commence à hurler : «Salaud ! »
Lui ne dit rien. Continue à couper ses vêtements. Quand il a fini, il pose son couteau sur une table non loin. Elle continue de l'insulter, si pressée par son désir de le sentir contre elle, en elle. Il commence alors à embrasser tout son corps. A le lécher. A le caresser. A le griffer, à le mordre parfois. Elle laisse échapper des gémissements et continue à l'insulter. Car elle ne peut rien lui faire, elle est à sa disposition. Tout en l'embrassant, il se déshabille. Approche son corps des lèvres de la femme et le recule au dernier moment. Approche son sexe gonflé de la bouche féminine, la laisse l'effleurer, mais recule juste après. « Connard ! » hurle-t-elle, « Salaud ! ». Il ne supporte pas ses insultes. Il la bâillonne. Puis, il recommence à embrasser son corps. Son souffle est de plus en plus rapide. Il n'en peut plus, mais résiste, pour la frustrer encore plus. Il commence à approcher son visage de son entre-jambe. Elle ne le voit pas mais sent son souffle chaud tout contre son sexe gonflé et humide. Il commence à embrasser son bas-ventre. Puis lèche son sexe. La pénètre avec sa langue. Elle se met à trembler. Il la mord, doucement d'abord, puis de plus en plus fort. Quand il sent qu'elle ne peut pas se cambrer plus, il se redresse et approche sa verge dressée du sexe de sa partenaire. Il respire de plus en plus fort. Il lui caresse l'entre-jambe avec son sexe. De plus en plus vite, de plus en plus fort. Voit ses poings se serrer et se desserrer de manière convulsive. Puis il la pénètre. Elle sent son sexe chaud aller et venir en elle. Elle veut hurler mais ne peut pas. Lui se laisse envahir par la chaleur et l'humidité de la caverne qu'il vient de souiller. Il lui griffe le dos. Ses va-et-vient sont de plus en plus violents et rapides. Il lui mord les tétons, le cou, tout ce qui passe par ses lèvres. Accélère encore le rythme. Ejacule une première fois, en elle. Mais il continue, à la même vitesse. Il semble inépuisable. Sa main agrippe le rebord de la table et effleure la lame du couteau. Il la sert entre ses mains. Le sang coule. Il prend le couteau par la poignée et l'approche du dos de la femme. Lui entaille le dos. Elle se cambre, comme une chatte en chaleur. Tremble de tous ses membres. Laisse échapper des petits gémissements. Il sait reconnaître un orgasme. Il sourit. Ses va-en-vient se font plus intenses, plus violents, plus rapides, tout en lacérant son dos. Puis il découpe le bâillon. L'embrasse avec passion. Elle lui mord la langue et les lèvres. Arrête de l'embrasser. Gémit. Lui mord le cou, jusqu'au sang. Puis le lobe de l'oreille. Lui arrache le lobe. Il crie, autant de douleur que de plaisir. Dépose une fois de plus sa semence dans son corps. Recommence à la griffer au couteau, mais ralentit ses va-et-vient. Elle jouit à chaque fois qu'il la pénètre, car chaque fois il va au plus profond. Elle essaie de le mordre, mais il la prend de vitesse et plante ses dents dans son cou. Boit son sang. Elle hurle. Tremble. Elle semble ne plus pouvoir tenir sur ses jambes. Tout en la buvant et en la pénétrant, il découpe le foulard qui couvre ses yeux. Elle pleure. Hurle une dernière fois. Lui aussi. Ils ont un orgasme en même temps. Puis il se retire, haletant. Elle le regarde en souriant à travers ses larmes de jouissance et de douleur. Il va pour s'asseoir et chercher son souffle, mais elle l'interrompt d'un murmure. « Encore... »